Meneau, la grande Espérance

Publié le par Pierre Meneau

Marc Meneau a rouvert il y a deux semaines son sanctuaire de Saint-Père-sous-Vézelay, l'Auberge de l'Espérance, après les congés annuels. Certains ne donnaient pas cher de la peau du chef trois-étoilé, dont la société a été placée en liquidation judiciaire. Il se dit pourtant confiant sur le plan qui doit être présenté fin avril devant la cour d'appel de Paris, qui prévoit une remise au pot de son partenaire et la suppression de quatre emplois au complexe de golf des Roncemay, près de Joigny, exploité par la même société.
Le Michelin a manqué d'élégance envers ce grand créateur. Le temps de se sortir de cette mauvaise passe, il avait proposé au guide de mettre ses trois macarons entre parenthèses. La demande fut mal comprise. Le guide l'a purement et simplement rayé des listes. Une réaction assez incohérente, puisqu'il a laissé inscrit l'hôtel-restaurant des Roncemay, qui dépend de la même société en difficulté.
En attendant, le chef fait de la cuisine. Comme pour se rassurer, il s'est réattaqué à des classiques, avec un consommé de queue de boeuf au flan à la moelle, un oeuf à la florentine, un chaud-froid d'oursin, un canard aux navets confits...
L'Auberge de l'Espérance a déjà connu des hauts et des bas, mais ce n'est peut-être pas pour rien qu'elle porte ce nom.
Par Vincent NOCE
QUOTIDIEN : vendredi 23 mars 2007

Publié dans News de l'Espérance

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